Ann Coulter, la droite et l’ignorance
Thursday December 07th 2006, 6:04 am
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Cette inutilité conservatrice qui se prénomme Ann Coulter, qui désinforme en masse la population américaine, et celle-là même qui nous avait prévenu que les USA pourrait entrer dans le pays comme l’Allemagne en Pologne lorsque l’on a refusé d’aller les aider en Irak, démontre dans cette petite pièce d’anthologie, tout le danger que représente ce type de personne.

Le Canada au Vietnam…

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L’allégorie du tireur flanqué
Monday November 27th 2006, 5:17 pm
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  En Irak, depuis quelques mois déjà, une rumeur se répand dans les bataillons américains et fait office de mauvais rêve récurrent qui hante le sommeil des soldats. Cette rumeur, dont l’existence est démentie par le haut commandement américain, est toutefois solidement assise dans l’imaginaire du peuple irakien. C’est l’histoire de Juba, un irakien qui, grâce à son Dragonov à lunette et à sa fourgonnette, sème la terreur dans Bagdad. Ce tireur d’élite, au talent certain, planqué sous des couvertures à l’arrière d’une camionnette en mouvement, se fond dans la population en se promènant dans la ville à la recherche d’une cible : n’importe quel soldat américain.

Cette histoire se promène allègrement en Irak surtout grâce à la disperstion d’une multitude de copies DVD des exploits de Juba qu’il filme lui-même alors qu’il se commet à son talent. On raconte qu’il en serait aujourd’hui à 37 abattus. D’autre pensent qu’il en serait rendu déjà à une centaine. D’autre parle de lui comme un simple membre d’une escouade bien garnie de jeunes hommes à qui l’on apprend le métier et qui serait déjà à au moins 300 trophées. Certains mentionnent avoir déjà rencontré ce Juba, d’autre même l’avoir déjà vu à l’oeuvre. Mais tous s’entendent : ce Juba n’est pas seulement qu’un tueur de soldats. Ce Juba, c’est l’allégorie même de la situation irakienne.

Car l’Amérique, bien assise chez elle en se gavant de la dinde annuelle, est prise au piège. Prise dans un étau qui se serre de plus en plus avec les jours qui passent. D’un côté, elle est au bout de la route. Une route qui n’a pas été bien nettoyée, pas été suffisamment travaillée pour que l’on puisse y traverser sans encombres. De l’autre une maison mal construite où se cache une bombe que l’on ne peut identifier. Deux issues qui sont sans solutions.

Le soldat américain est aussi dans une impasse. Il est debout, comme on peut le voir dans les vidéos, attendant la fin de l’éternité, sans se douter qu’au moment où il regarde les voitures et les passants, les soupçonnant tous de quelques mauvaises intentions, quelqu’un l’observe encore plus sournoisement. Et alors qu’il s’allume une cigarette, où qu’il croque sa pomme, le tireur choisit, décide, met en joue, presse sur la gâchette, et abat. Tout autour, les autres soldats se demandent, paniquent, et s’en vont sans attendre avec la victime tandis que le tueur, lui, est déjà, en route, bien tranquillement, vers la maison.

Dans cette situation, le soldat, comme l’Amérique d’ailleurs, a-t-il un choix ? Doit-il se cacher constamment ? Ne plus sortir de chez lui ? A-t-il seulement un chez lui plus sécuritaire que la rue ? Comment dénicher ces tireurs ? En détruisant ou en fouillant tout véhicule s’approchant de leur présence ? La vérité, c’est que le soldat est pris dans un étau. Cet étau, c’est celui de la mauvaise préparation. Mauvaise gestion et mauvaise stratégie d’une guerre sans motif et surtout sans idéal. Une guerre qui, pour qu’elle se termine, recommence.

Le soldat qui est debout en regardant, la tête vide, l’horizon trop loin du ciel d’Irak, n’a pas de raison de s’offrir en cible. Le tueur, lui, a une raison bien en tête pour tirer, une raison qui est aussi bien ancrée dans la population irakienne. Celle de semer la terreur, une terreur aléatoire, qui leur appartient, celle qui est la plus dévastatrice et qui fait constamment douter l’ennemi. C’est cette idée qui a germé au fil des ans dans la tête des Irakiens et qui leur donne la force de continuer. C’est cette même idée que les Américains, avec cette guerre aléatoire, ont propagé quand ils sont arrivés au pays de Saddam .