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Ça devait arriver tôt ou tard.
À Paris, les mobilettes ont tous les droits. En fait, elles ont les mêmes droits que les piétons. Elles peuvent contourner les voitures si c’est trop embouteillé à leur goût, elles peuvent rouler sur les trottoir si vraiment c’est trop congestionné, elle peuvent rouler dans la voie contraire si le coeur leur en dit.
Elles peuvent même, et c’est quand même extraordinaire, rouler sur la piste cyclable si elles se sentent le coeur un peu trop pressé.
Alors, rouler à vélo à Paris, malgré le sentiment de sécurité qui nous rempli après plus de 4 mois sans accident (à l’usine Alcan du Saguenay, ils donnaient à l’époque des plaques et des certificats lorsque les employés passaient plus de 6 mois sans blessures, il me semble que je l’aurais mérité) au travers des voitures, des mobilettes, des camionnettes et des vélos, ça demeure assez risqué.
Et voilà, ce matin arriva ce qui devait arriver, une mobilette dans la voie contraire m’a directement rentré dedans. Un face à face vec une mobilette. Mais ça devait arriver, je le sentais depuis longtemps et puis bon, voilà. Ma roue avant n’est même plus une roue, et puis je crois que j’ai une côte de fêlée.
Et ça faisait longtemps que je n’avais pas eu autant de rage en moi, envers ce chaos désorganisé, dans cette cacophonie parisienne qui laisse un policier donner une contravention de 90 euros à un cycliste qui brule une rouge et qui laisse les mobilettes se promener à côté des personnes âgées sur la voie piétonne, une frustration terrible.
Je crois que j’aurais pu faire mal à ce pauvre motocycliste si ce n’était qu’il me manque cette graine de Mario Pelchat en moi.