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Dans un élan de faire de quoi de vraiment fou durant mon court passage à New York, je me suis dit qu’il faudrait bien que j’aille dire salut à mon bon ami Stephen Colbert, celui qui berce depuis plus d’un an mes soirées avant que je m’endorme paisiblement. Ce rôle était auparavant joué par mon bon ami Jerry Seinfeld (qui retrouve son poste de temps en temps tout de même) mais, pour ma santé mentale, j’ai décidé de le laisser de côté un peu, question d’oublier les 180 épisodes que j’ai vu au moins 40 fois chacun. Maladie mentale quand tu nous tiens.
Enfin bon, après un infructueux essai le mercredi dans la ligne des stand-by (les gens avec pas de tickets), résultat d’une arrivée pas mal trop tardive, le jeudi fut le bon soir. (Moins bon pour Anna qui s’en est retournée bredouille, mais bon, on aura tout essayé…)
Me dégotant donc la fameuse 71ieme place de cette ligne de losers, c’est dans un triomphe hors du commun que je me suis mis à attendre avec une centaine d’autres tarlas pour qu’on nous ouvre les portes secrètes de ce studio de Comedy Central, qui ressemble très beaucoup à une salle d’église ou à un petit entrepôt avec pas de cachet.
N’empêche, une fois à l’intérieur, c’est à la troisième rangée que j’ai pu prendre place, tout juste derrière un hispanophone tellement excité à l’idée de voir Stephen en personne et de se battre pour recevoir un petit bracelet rouge “wriststrong” que le monsieur envoyait aléatoirement avant le show qu’il s’est laissé aller d’un petit “pet” bien senti. Chacun sa façon.
En résumé, très intéressante expérience que celle-ci, un show monté très serré, un Colbert très cool, très près des gens, très drôle aussi.
Cette immense machine en apparence n’est en fait vue que par 4 millions de personnes aux États-Unis, ce qui nous explique certainement la modestie des studios, des décors, et de tout le reste.
L’excellente photo de l’intérieur du studio est la gracieuseté de mon iPhone secrètement ouvert alors que les gardiens de sécurité faisaient du très bon boulot à nous interdire d’en prendre…